The Turn Of The Screw de Benjamin Britten
Troublante histoire, où les deux dimensions, la réalité et l’”autre”, se mèlent,, où les fantômes font partie de la réalité, une réalité qui serait tout à fait normale, si ce n ‘était par le constant retour des revenants.Le livret de cet opéra, de Myfanwy Piper, en langue anglaise, est tiré de la nouvelle de Henry James [(1898),, “Le Tour d’écrou”, en français]. Son succès dans le monde entier est dû à l’opéra de chambre de Benjamin Britten, créé à Venise dans le cadre de la Biennale, le 14 septembre 1954.
C’est l’histoire de deux enfants orphelins, Flora et Miles,dont la tutelle est confiée à un oncle trop occupé pour les suivre personnellement. Il les envoie à Bly, ,passer des années avec une première gouvernante, miss Jessel, et Peter Quint, un ancien serviteur, tous les deux maintenant défunts. Nous sommes introduits dans cette histoire au moment où l’oncle les confie à une nouvelle gouvernante, qui partage la responsabilité avec une femme de chambre, Mrs Grose. Tout se passe donc à Bly, dans un château de la campagne anglaise. Les deux personnages morts hantent le manoir et exercent une influence néfaste sur les enfants. Tous les efforts de la nouvelle gouvernante pour les soustraire à cette influence sont inutiles et à la fin de l’histoire Miles est mort.
Cette nouvelle production de la Scala a été confiée au metteur en scène Kasper Holten,,les décors, costumes et vidéo à Steffen Aarfing, les lumières à Ellen Ruge, la dramaturgie à Gary Kahn. Modulable, scène et avant-scène nous offraient les différents tableaux comme si on assistait à une réalité. On peut affirmer que tous ces éléments nous faisaient rentrer dans la pièce, y participer. Christoph Eschenbach au pupitre a dirigé cet orchestre de treize éléments ainsi que la distribution vocale d’une extrême finesse, comme il le faut dans ce monde sonore hyper-sensible, provoquant une sensation de transparence, de délicatesses restituant, dans un certain sens, les vibrations de l’autre dimension. A la distribution participaient Ian Bostridge (Prologue et Quint), Miah Persson (la nouvelle gouvernante), Sebastian Exall et Louise Moseley ( Miles et Flora, du Trinity Boys Choir), Jennifer Johnston (Mrs.Grose), Allison Cook (Miss Jessel): tous très bien, mais il faut signaler particulièrement Miah Persson, Jennifer Johnston, et le très jeune Sebastian Exall, victime magnifique.
Non exempté de nous faire penser aussi au cinéma, ce très beau spectacle a été très apprécié par le public.
Giuseppe Pintorno
Il Giro di Vite
Storia sconvolgente, in cui le due dimensioni, la realtà e l’”altra”, si mescolano, dove i fantasmi fanno parte della realtà, una realtà che sarebbe del tutto normale, se non fosse per il costante ritorno dei fantasmi. Il libretto dell’opera, di Myfanwy Piper, in lingua inglese, è tratto dalla novella di Henry James [(1898) , « il giro di vite », in francese]. Il suo successo nel mondo è dovuto all’opera da camera di Benjamin Britten, realizzata a Venezia nell’ambito della Biennale, il 14 settembre 1954.
E’ la storia di due orfani, Miles e Flora, la cui tutela è affidata ad uno zio troppo impegnato per seguirli personalmente. Li manda dunque a Bly, per trascorrere anni con una governante, Miss Jessel e Peter Quint, un ex servo, entrambi ora deceduti. Siamo introdotti alla storia quando lo zio li affida ad una nuova governante, che condivide la responsabilità con una domestica, la signora Grose. Tutto avviene in Bly, un castello nella campagna inglese. I due personaggi morti infestano il palazzo ed esercitano un’influenza nociva sui due bambini. Tutti gli sforzi della nuova governante per la rimozione di questa influenza è inutile e, alla fine della storia, Miles è morto.
Questa nuova produzione della Scala è stata affidata al regista Kasper Holten, le scene, i costumi e il video a Steffen Aarfing, le luci a Ellen Ruge, la drammaturgia a Gary Kahn. Modulabile, scena e proscenio ci hanno offerto i diversi quadri, come se si partecipasse ad una realtà. Si può affermare che tutti questi elementi ci hanno fatto entrare nella stanza, partecipare all’ azione.
Christoph Eschenbach sul podio; ha diretto l’orchestra di tredici elementi e il cast vocale con estrema finezza, come richiesto da questo mondo sonoro, hyper-sensibile, provocando una sensazione di trasparenza, di delicatezze che restituivano, in un certo senso, le vibrazioni dell’altra dimensione. Il cast coinvolgeva Ian Bostridge (Prologo e Quint), Miah Persson (la nuova governante), Sebastian Exall e Louise Moseley (Miles e Flora, il Trinity Boys Choir), Jennifer Johnston (Mrs.Grose), Allison Cook (Miss Jessel) tutti molto bene, ma bisogna segnalare soprattutto Miah Persson, Jennifer Johnston, e il giovanissimo Sebastian Exall, vittima magnifica.
Non esente dall’evocare atmosfere cinematografiche, questo bellissimo spettacolo è stato molto apprezzato dal pubblico.
Giuseppe Pintorno
