Teatro alla Scala Juan Diego Flórez interprète de lui-même

Vincenzo Scalera au piano

Juan-diego-florez-interprèteLa salle  de la Scala archibondée de mélomanes, de fans de la jeune star chilienne explose en applaudissements enthousiastes dès que la silhouette de  Juan Diego Flórez  paraît sur scène. Au programme des airs et mélodies de G.F.Händel, Rossini, Bellini, Meyerbeer, Fauré, Reveriano Soutullo Otero e Juan Vert ; encore de Pablo Luna y Carné, Federico Moreno Torroba, encore Meyerbeer et Donizetti.

La voix de ce ténor retentit brillante et agile, s’envolant vers les aigus avec facilité, laissant percevoir une jeunesse éternelle, sans qu’aucune situation dramatique ne raye l’émail vocal. On remarque une homogénéité plutôt imperturbable d’un compositeur à l’autre, d’un morceau à l’autre, d’un air à une mélodie. Vincenzo Scalera accompagne au piano avec le grand métier,  la sûreté qu’on lui connaît. Chaque morceau est accompagné par des applaudissements que le public ne sait retenir. C’est la fête, le grand succès, l’apothéose qui suit l’attente, les longues queues pour conquérir une place.

La fin du programme n’est pas la fin du concert, six bis suivront:  Offenbach, von Flotow, Rossini, Verdi, J.M. Lacalle Garcìa.

Ses grands succès peut-être ne poussent pas le ténor à la recherche d’un monde intérieur  aux compositeurs. L’amour du public ne saurait augmenter. Donc, Flórez chante Flôrez.

 

                                                                                Giuseppe  Pintorno