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	<title>Euphonia &#187; Euphonia</title>
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		<title>Teatro alla Scala – Les Troyens  d’ Hector Berlioz</title>
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		<pubDate>Thu, 15 May 2014 07:17:02 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Une soirée, deux opéras. Tout le monde le sait, cet opéra de Berlioz est très complexe, très beau, très long. On a entendu dire par quelqu’un du public : en comparaison, Wagner est plutôt « léger…! ». Spectacle magnifique, et musicalement et scéniquement. Sa longueur est une réalité, mais comme il est d’autant plus rare de voir ce chef-d’œuvre représenté, saisissons la chance de nous en réjouir et d’en profiter. La source première de cette histoire est l’ Énéide de Virgile, dont Berlioz lui-même tira le livret. Cinq actes et neuf  tableaux. L’ intégrale fut créée vingt-et-un ans après la mort de Berlioz, à Karlsruhe, en deux soirées, les 5 et 6 décembre 1890 (en allemand). En France l’intégrale eut lieu à Nice le 28 janvier 1891. Tandis que la seule deuxième partie,  sous le titre Les  Troyens à Carthage, avait été représentée à Paris, au Théâtre Lyrique, le 4 novembre 1863 : la seule occasion qu’eut Berlioz de voir représentée son oeuvre. Il va de soi donc que monter ce spectacle a toujours présenté  beaucoup de difficultés : et pour la complexité objective de la représentation, et pour faire que le public accepte un tel spectacle, en supporte la durée. La tradition, les habitudes, presque des lois, s’imposaient à l’idéal, à l’idée et à la volonté du Compositeur. La Scala présente cette nouvelle production en collaboration avec le Royal Opera House de Covent Garden à Londres, le Wiener Staatsoper et le San Francisco Opera. L’Orchestre et le Chœur sont ceux du Teatro alla Scala. La première partie est constituée des deux premiers actes, soit La prise de Troie, dominée par l’ épisode du cheval qui entraîna la défaite des Troyens. Un énorme cylindre métallique représente les murs de la ville de Troie, pouvant s’ouvrir pour offrir au public la vision du cheval maudit, accepté à l’intérieur de la ville malgré les alarmes de Cassandre. Parmi les rôles principaux il convient de signaler celui des chœurs, une présence musicale très importante, magistralement interprétée dans cette production. Anna Caterina Antonacci, d’ ordinaire assumant des rôles de mezzo, interprétait ici celui de Cassandre, soprano. Voix mixte donc, dramatique, intense, particulièrement résistante, accompagnée d’un jeu scénique ultra-dramatique d’un très haut niveau. A signaler encore Enée, le ténor, de Grégory Kunde, capable de surmonter les aspérités du personnage vocal. Et très bien toute la troupe : Fabio Capitanucci (Chorèbe), Paola  Gardina (Ascagne), Elena Zilio (Hécube), et Luciano Andreoli, Oreste Cosimo, Alexander Duhamel, Mario Luperi, Sara Barbieri, Alessio Nuccio, Deyan Vatchkov, Sara Castellani, Ernesto Panariello. La deuxième partie, les actes III, IV et V, sous le titre Les Troyens à Carthage, un autre « monde », dominé par  la maquette représentant la ville, avec sa population installée comme dans des balcons, offrait une vision et une atmosphère paisible, sereine, joyeuse. Le tout dominé par le personnage de Didon, interprétée par Daniela Barcellona :  à son aise ici, dans un rôle de mezzo, avec sa belle voix pleine, moelleuse. Ici dans sa tessiture naturelle plutôt que dans des  rôles  de contralto. Et toujours l’ Enée de G.Kunde. Rappelons encore le très beau duo d’amour Didon-Enée, où le ténor peut ainsi exprimer toutes ses qualités.  Et toute l’ intelligente troupe : Maria Radner, Shalva  Mukeria, Paola Gardina, Alexander Duhamel, Giacomo Prestia, Emidio Guidotti , Paolo Fanale, Guillermo Esteban Bussolini, Alberto Rota, A.C. Antonacci, Deyan Vatchkov, F.Capitanucci, Mario Luperi. Au pupitre Antonio Pappano, sensible, justement autoritaire, au phrasé musical élégant, intense, dense et clair à la fois, qui sait obtenir tant de l’orchestre que des planches ce jeu musical net, si difficile pour qui n’aurait pas toutes ses qualités. Naturellement avec la pleine et sensible collaboration de  Bruno Casoni, responsable des chœurs. Metteur-en-scène David McVicar, avec la collaboration de Leah Hausman, doué d’ une belle intelligence, d’un très beau métier, qui a su obtenir de tous ce qu’il voulait, un amalgame indispensable pour réaliser la volonté du chef-d’orchestre  et, surtout, de l’Auteur. Décors d’ Es Devlin très fonctionnels, créant des espaces physiques où placer le récit de faits de l’idéal de chacun. Costumes de Moritz Junge, justement simples et fonctionnels aussi, pour « servir » aux décors imaginés par E.Devlin. Lumières de Wolfgang Göbbel, chorégraphie de Lynné Page. Une réflexion supplémentaire : à notre époque (comme à celle de Berlioz) faut-il continuer à représenter les deux opéras en un seul soir ? Vaut-il mieux les offrir au public en deux soirées ? Pour que l’on arrive un jour à trouver Les Troyens vraiment accepté dans le répertoire. Le public de la Scala a de toute façon su jouir du chef-d’œuvre. Et applaudir les artistes tous avec chaleur.                                                                                 Giuseppe  Pintorno Teatro alla Scala – Les Troyens  d’ Hector Berlioz.  Una serata, due opere. Tutti sanno che quest’ opera di Berlioz è molto complessa, molto bella, molto lunga. Si è sentito dire da qualcuno del pubblico: al paragone Wagner è piuttosto “leggero”…! Spettacolo magnifico, e musicalmente e scenicamente. La lunghezza è una realtà, ma siccome è tanto più raro vedere rappresentato questo capolavoro, cogliamo l’occasione fortunata per approfittarne e godercelo. La prima fonte di questa storia è l’ Eneide di Virgilio, da cui Berlioz stesso ha tratto il libretto. Cinque atti, nove quadri. L’integrale andò in scena in prima assoluta ventun’ anni dopo la morte di Berlioz, a Karlsruhe, in tedesco, in due serate (il 5 e 6 dicembre 1890). In Francia l’integrale ebbe luogo a Nizza il 28 gennaio 1891. Mentre la sola seconda parte, col titolo de I Troiani a Cartagine, era andata in scena a Parigi, al Teatro Lirico, il 4 novembre 1863: la sola occasione per Berlioz  di vedere rappresentata la sua opera. Va da sé quindi che montare questo spettacolo ha sempre presentato molte difficoltà: e per la complessità oggettiva della rappresentazione, e per far sì che il pubblico accetti un tale spettacolo, ne sopporti la durata. La tradizione, le abitudini, quasi [&#8230;]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignleft" src="http://www.euphonia.lu/wp-content/uploads/2014/05/berlioz-3.jpg" alt="berlioz-3" width="318" height="211" />Une soirée, deux opéras. Tout le monde le sait, cet opéra de Berlioz est très complexe, très beau, très long. On a entendu dire par quelqu’un du public : en comparaison, Wagner est plutôt « léger…! ». Spectacle magnifique, et musicalement et scéniquement. Sa longueur est une réalité, mais comme il est d’autant plus rare de voir ce chef-d’œuvre représenté, saisissons la chance de nous en réjouir et d’en profiter. La source première de cette histoire est l’ <i>Énéide </i>de Virgile<i>, </i>dont Berlioz lui-même tira le livret.<i> </i>Cinq actes et neuf  tableaux. L’ intégrale fut créée vingt-et-un ans après la mort de Berlioz, à Karlsruhe, en deux soirées, les 5 et 6 décembre 1890 (en allemand). En France l’intégrale eut lieu à Nice le 28 janvier 1891. Tandis que la seule deuxième partie,  sous le titre <i>Les  Troyens à Carthage</i>, avait été représentée à Paris, au Théâtre Lyrique, le 4</p>
<p style="text-align: justify;">novembre 1863 : la seule occasion qu’eut Berlioz de voir représentée son oeuvre. Il va de soi donc que monter ce spectacle a toujours présenté  beaucoup de difficultés : et pour la complexité objective de la représentation, et pour faire que le public accepte un tel spectacle, en supporte la durée. La tradition, les habitudes, presque des lois, s’imposaient à l’idéal, à l’idée et à la volonté du Compositeur.</p>
<p style="text-align: justify;">La Scala présente cette nouvelle production en collaboration avec le Royal Opera House de Covent Garden à Londres, le Wiener Staatsoper et le San Francisco Opera. L’Orchestre et le Chœur sont ceux du Teatro alla Scala.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignright" src="http://www.euphonia.lu/wp-content/uploads/2014/05/berlioz-2.jpg" alt="berlioz-2" width="306" height="203" />La première partie est constituée des deux premiers actes, soit <i>La prise de Troie</i>, dominée par l’ épisode du cheval qui entraîna la défaite des Troyens. Un énorme cylindre métallique représente les murs de la ville de Troie, pouvant s’ouvrir pour offrir au public la vision du cheval maudit, accepté à l’intérieur de la ville malgré les alarmes de Cassandre. Parmi les rôles principaux il convient de signaler celui des chœurs, une présence musicale très importante, magistralement interprétée dans cette production. Anna Caterina Antonacci, d’ ordinaire assumant des rôles de mezzo, interprétait ici celui de Cassandre, soprano. Voix mixte donc, dramatique, intense, particulièrement résistante, accompagnée d’un jeu scénique ultra-dramatique d’un très haut niveau. A signaler encore Enée, le ténor, de Grégory Kunde, capable de surmonter les aspérités du personnage vocal. Et très bien toute la troupe : Fabio Capitanucci (Chorèbe), Paola  Gardina (Ascagne), Elena Zilio (Hécube), et Luciano Andreoli, Oreste Cosimo, Alexander Duhamel, Mario Luperi, Sara Barbieri, Alessio Nuccio, Deyan Vatchkov, Sara Castellani, Ernesto Panariello.</p>
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</a>La deuxième partie, les actes III, IV et V, sous le titre <i>Les Troyens à Carthage</i>, un autre<a><br />
</a> « monde », dominé par  la maquette représentant la ville, avec sa population installée comme dans des balcons, offrait une vision et une atmosphère paisible, sereine, joyeuse. Le tout dominé par le personnage de Didon, interprétée par Daniela Barcellona :  à son aise ici, dans un rôle de mezzo, avec sa belle voix pleine, moelleuse. Ici dans sa tessiture naturelle plutôt que dans des  rôles  de contralto. Et toujours l’ Enée de G.Kunde. Rappelons encore le très beau duo d’amour Didon-Enée, où le ténor peut ainsi exprimer toutes ses qualités.  Et toute l’ intelligente troupe : Maria Radner, Shalva  Mukeria, Paola Gardina, Alexander Duhamel, Giacomo Prestia, Emidio Guidotti , Paolo Fanale, Guillermo Esteban Bussolini, Alberto Rota, A.C. Antonacci, Deyan Vatchkov, F.Capitanucci, Mario Luperi.</p>
<p style="text-align: justify;"><a href=""><img class=" wp-image-386 alignleft" src="http://www.euphonia.lu/wp-content/uploads/2014/05/mur.jpg" alt="mur" width="340" height="212" /></a>Au pupitre Antonio Pappano, sensible, justement autoritaire, au phrasé musical élégant, intense, dense et clair à la fois, qui sait obtenir tant de l’orchestre que des planches ce jeu musical net, si difficile pour qui n’aurait pas toutes ses qualités. Naturellement avec la pleine et sensible collaboration de  Bruno Casoni, responsable des chœurs. Metteur-en-scène David McVicar, avec la collaboration de Leah Hausman, doué d’ une belle intelligence, d’un très beau métier, qui a su obtenir de tous ce qu’il voulait, un amalgame indispensable pour réaliser la volonté du chef-d’orchestre  et, surtout, de l’Auteur.</p>
<p style="text-align: justify;">Décors d’ Es Devlin très fonctionnels, créant des espaces physiques où placer le récit de faits de l’idéal de chacun. Costumes de Moritz Junge, justement simples et fonctionnels aussi, pour « servir » aux décors imaginés par E.Devlin. Lumières de Wolfgang Göbbel, chorégraphie de Lynné Page.</p>
<p style="text-align: justify;">Une réflexion supplémentaire : à notre époque (comme à celle de Berlioz) faut-il continuer à représenter les deux opéras en un seul soir ? Vaut-il mieux les offrir au public en deux soirées ? Pour que l’on arrive un jour à trouver <i>Les Troyens</i> vraiment accepté dans le répertoire. Le public de la Scala a de toute façon su jouir du chef-d’œuvre.</p>
<p style="text-align: justify;">Et applaudir les artistes tous avec chaleur.</p>
<p style="text-align: right;">                                                                             <strong>   Giuseppe  Pintorno</strong></p>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #800000;"><b>Teatro alla Scala – <i>Les Troyens </i> d’ Hector Berlioz. </b></span></h3>
<p style="text-align: justify;">Una serata, due opere. Tutti sanno che quest’ opera di Berlioz è molto complessa, molto bella, molto lunga. Si è sentito dire da qualcuno del pubblico: al paragone Wagner è piuttosto “leggero”…! Spettacolo magnifico, e musicalmente e scenicamente. La lunghezza è una realtà, ma siccome è tanto più raro vedere rappresentato questo capolavoro, cogliamo l’occasione fortunata per approfittarne e godercelo.</p>
<p style="text-align: justify;">La prima fonte di questa storia è l’ <i>Eneide</i> di Virgilio, da cui Berlioz stesso ha tratto il libretto. Cinque atti, nove quadri. L’integrale andò in scena in prima assoluta ventun’ anni dopo la morte di Berlioz, a Karlsruhe, in tedesco, in due serate (il 5 e 6 dicembre 1890). In Francia l’integrale ebbe luogo a Nizza il 28 gennaio 1891. Mentre la sola seconda parte, col titolo de <i>I Troiani a Cartagine</i>, era andata in scena a Parigi, al Teatro Lirico, il 4 novembre 1863: la sola occasione per Berlioz  di vedere rappresentata la sua opera. Va da sé quindi che montare questo spettacolo ha sempre presentato molte difficoltà: e per la complessità oggettiva della rappresentazione, e per far sì che il pubblico accetti un tale spettacolo, ne sopporti la durata. La tradizione, le abitudini, quasi delle leggi, si imponevano all’ ideale, all’ idea e alla volontà del Compositore.</p>
<p style="text-align: justify;">La Scala presenta questa nuova produzione in collaborazione con la Royal Opera House del Covent Garden di Londra, lo Staatsoper di Vienna e l’ Opera di San Francisco. L’Orchestra e il Coro sono quelli del Teatro alla Scala.</p>
<p style="text-align: justify;">La prima parte è costituita dai due primi atti, ovvero <i>La presa di Troia</i>, dominata dall’ episodio del cavallo che comportò la disfatta dei Troiani. Un enorme cilindro metallico rappresenta le mura della città di Troia, e si può aprire per consentire al pubblico di vedere il cavallo maledetto, accettato all’interno della città malgrado gli avvertimenti di Cassandra. Tra i ruoli principali bisogna segnalare quello del coro, una presenza musicale importantissima, magistralmente interpretata in questa produzione. Anna Caterina Antonacci, che di solito sostiene ruoli da mezzosoprano, interpretava qui quello di Cassandra, soprano. Voce mista dunque, drammatica, intensa, particolarmente resistente, accompagnata da un gioco scenico assai drammatico, di altissimo livello. Segnaliamo ancora Enea, il tenore, di Gregory Kunde, in grado di superare le asperità del suo personaggio vocale. E molto bene tutta la compagnia: Fabio Capitanucci (Corebo), Paola Gardina (Ascanio), Elena Zilio (Ecuba), e Luciano Andreoli, Oreste Cosimo, Alexander Duhamel, Mario Luperi, Sara Barbieri, Alessio Nuccio, Deyan Vatchkov, Sara Castellani, Ernesto Panariello.</p>
<p style="text-align: justify;">La seconda parte, gli atti III, IV e V, col titolo de <i>I Troiani a Cartagine</i>, un mondo “diverso”, dominato dalla maquette della città, con la sua popolazione presente a delle balconate, offriva una visione, un’atmosfera di calma, di serenità, di felicità. Dominava tutto e tutti Didone, personaggio interpretato da Daniela Barcellona: a suo agio in questo ruolo da mezzosoprano, con la sua bella voce piena, pastosa. Qui nella tessitura naturale più che quando canta ruoli contraltili. E sempre  l’ Enea di G. Kunde. Ricordiamo ancora il bellissimo duetto d’amore Didone-Enea, nel quale il tenore può così esprimere tutte le sue qualità. E tutta l’ intelligente compagnia : Maria Radner, Shalva  Mukeria, Paola Gardina, Alexander Duhamel, Giacomo Prestia, Emidio Guidotti , Paolo Fanale, Guillermo Esteban Bussolini, Alberto Rota, A.C. Antonacci, Deyan Vatchkov, F.Capitanucci, Mario Luperi.</p>
<p style="text-align: justify;">Sul podio Antonio Pappano, sensibile, giustamente autoritario, col suo  fraseggio musicale elegante, intenso, denso eppure trasparente, che sa ottenere sia dall’orchestra che dal palcoscenico quel gioco musicale limpido, così difficile per chi non possedesse tutte le sue qualità. Naturalmente con la collaborazione piena e sensibile di Bruno Casoni, responsabile dei cori. Regista David McVicar, con la collaborazione di Leah Hausman, dotato di una bella intelligenza, di un bellissimo mestiere, che ha saputo ottenere da tutti quanto voleva, un amalgama indispensabile per realizzare le volontà del direttore d’orchestra e, soprattutto dell’ Autore.</p>
<p style="text-align: justify;">Scene di Es Devlin molto funzionali, inventando degli spazi fisici nei quali posare il racconto di fatti dell’ideale di ciascuno. Costumi di Moritz Junge, giustamente semplici ed anche funzionali, per “servire” alle scene immaginate da E. Devlin. Luci di Wolfgang Göbbel, coreografia di Lynné Page.</p>
<p style="text-align: justify;">Una riflessione supplementare: alla nostra epoca (come a quella di Berlioz) conviene continuare a rappresentare le due opere in una sola serata? Varrebbe la pena di offrirle al pubblico in due serate? Affinché si arrivi un giorno a trovare <i>I Troiani</i> veramente accettati nel repertorio. Il pubblico della Scala in ogni caso ha saputo godersi il capolavoro. E applaudire tutti gli artisti calorosamente.</p>
<p style="text-align: right;">                                                                                          <strong>   Giuseppe  Pintorno</strong></p></p>
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		<title>Teatro alla Scala &#8211;  Récital de Jonas Kaufmann et Helmut Deutsch.</title>
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		<pubDate>Tue, 22 Apr 2014 14:09:32 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Malgré son état dépressif, les dernières années de la vie de Franz Schubert (1797-1828) furent marquées par une production très intense. Le Winterreise, cycle de Lieder sur vingt-quatre poèmes de Wilhelm Müller, fait partie de la production de cette période et en est la perle. De la façon la plus indiscutable on peut placer ce cycle parmi les plus hautes expressions de la musique, de l’art. Le ténor Jonas Kaufmann et le pianiste Helmut Deutsch ont offert l’ interprétation du chef-d’œuvre pendant une soirée inoubliable et ont eu l’ intelligence de ne pas céder à l’ insistance du public  qui espérait des bis. Quels morceaux de musique pourrait se placer à côté d’une telle perfection ? Jonas Kaufmann, comme tout le monde le sait, possède une voix magnifique, une technique splendide, une maîtrise de l’expression, une intelligence des couleurs qui lui font atteindre l’idéal, le respect de la volonté du Compositeur. Que dire de Helmut Deutsch ? Il semble évoquer les notes, ou plutôt la musique, d’un instrument qu’il sait maîtriser et plier à sa volonté on ne pourrait mieux. Les deux artistes nous ont fait participer à une interprétation émouvante, simple et riche à la fois, de ce désespoir qui conduit au néant inexorable, condition tragique d’une façon d’annuler  la vie.                                                                   Giuseppe  Pintorno &#160; &#160;   JONAS KAUFMANN Nato a Monaco di Baviera, ha completato lo studio del canto alla Accademia Musicale della sua città, seguendo anche le masterclasses di Hans Hotter, James King e Josef Metternich. Durante i suoi primi anni alla Staatsoper di Saarbrücken ha proseguito la sua preparazione con Michael Rhodes a Treviri. Dopo i primi ingaggi a Stoccarda, Francoforte, Amburgo e Milano – nella produzione di Giorgio Strehler del Così fan tutte di Mozart e del Fidelio di Beethoven con la direzione musicale di Riccardo Muti – nel 2001 è passato all’Opera di Zurigo, da dove è iniziata la sua carriera internazionale. Ha cantato al Festival di Salisburgo e alla Lyric Opera di Chicago, alla Deutsche Oper e alla Staatsoper di Berlino, alla Staatsoper di Vienna e al Metropolitan di New York (qui ha debuttato con grande successo nel 2006 come Alfredo ne La traviata). Nel 2010 ha debuttato al Festival di Bayreuth nel Lohengrin di Wagner nell’allestimento di Hans Neuenfels. Richiesto in tutto il mondo sia per i repertori italiano e francese sia per l’opera tedesca, ha cantato nel Werther di Massenet a Parigi e a Vienna, è stato Cavaradossi nella Tosca di Puccini a Londra, al Metropolitan e al Teatro alla Scala. La sua intensa caratterizzazione di Don José nella Carmen di Bizet ha suscitato l’entusiasmo del pubblico di tutto il mondo. Predilige i personaggi tormentati, immergendosi nel loro mondo e dando credibilità ai loro pensieri e alle loro emozioni. Oltre alle sue qualità vocali e musicali, la sua totale identificazione con i personaggi ha entusiasmato stampa e pubblico: è stato il caso del suo debutto come Siegmund in Die Walküre di Wagner al Metropolitan nella primavera del 2011; la nuova produzione, diretta da James Levine e trasmessa in tutto il mondo per radio e in HD nei cinema, ha fatto conoscere al vasto pubblico la speciale qualità delle sue interpretazioni wagneriane. Il successivo grande successo della sua interpretazione del Faust di Gounod (nuova produzione presentata nei cinema di tutto il mondo) ha rivelato ancora una volta la sua versatilità vocale e teatrale. Alla Bayerische Staatsoper, il teatro della sua città natale, è stato Tamino in Die Zauberflöte di Mozart, Don José in Carmen, Cavaradossi in Tosca, Florestan in Fidelio e protagonista del  Don Carlo di Verdi. Nel 2012 ha debuttato come Bacchus in Ariadne auf Naxos di R. Strauss al Festival di Salisburgo. Sempre a Salisburgo ha interpretato Don José nella nuova produzione di Carmen diretta da Simon Rattle e ha preso parte a una esecuzione del Requiem di Verdi diretto da Daniel Barenboim,  ripreso poi anche al Teatro alla Scala e al Festival di Lucerna. Nel dicembre 2012 è tornato a Milano per l’inaugurazione della stagione scaligera con una nuova produzione di Lohengrin, diretto da Barenboim con la regia di Claus Guth. Il 2013 è stato l’anno di Verdi e Wagner: dopo la nuova produzione di Parsifal al Metropolitan e la ripresa del Don Carlo (ROH di Londra), ha interpretato nuovamente il Don Carlo a Monaco e Salisburgo. In seguito ha debuttato due ruoli verdiani, Manrico nel Trovatore e Don Alvaro nella Forza del destino: due nuove produzioni alla Bayerische Staatsoper di Monaco. In febbraio e marzo 2014 ha cantato nel Werther in una nuova produzione al Metropolitan; in giugno debutterà come Des Grieux nella Manon Lescaut di Puccini (ROH di Londra). La sua versatilità è documentata da molti cd e dvd di opere quali Lohengrin, Die Walküre, Die Königskinder di Humperdinck, Tosca, Adriana Lecouvreur di Cilea, Werther e Carmen. I suoi album solistici “Verismo”, “Wagner” e “Verdi” sono diventati bestseller poche settimane dopo la loro pubblicazione. Nel 2011 ha ricevuto a New York il prestigioso “Opera News Award”. Poco dopo è stato nominato “Chevalier de l’Ordre de l’Art et des Lettres” dal ministro francese della Cultura Frédéric Mitterand,  ed è stato selezionato numerose volte come “Singer of the Year” dalle riviste musicali “Opernwelt”, “Diapason”, “Musical America”, dalle giurie di “Echo-Klassik” e dagli “International Opera Awards” di Londra nel 2013. Kaufmann tiene inoltre concerti e recital in tutto il mondo. Considera l’interpretazione liederistica “la classe regale del canto”. La sua collaborazione con il pianista Helmut Deutsch, con il quale si è esibito fin  dai suoi primi giorni di studio a Monaco, si è realizzata in innumerevoli concerti e recital, incluso quello del 30 ottobre 2011 al Metropolitan: il primo recital solistico al Metropolitan dopo quello di Pavarotti nel 1994.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href=""><img class=" wp-image-331 alignleft" alt="Jonas-Kaufmann-Photo-Gregor-Hohenberg-1" src="http://www.euphonia.lu/wp-content/uploads/2014/04/Jonas-Kaufmann-Photo-Gregor-Hohenberg-1.jpg" width="226" height="302" /></a>Malgré son état dépressif, les dernières années de la vie de Franz Schubert (1797-1828) furent marquées par une production très intense. Le <i>Winterreise, </i>cycle de Lieder sur vingt-quatre poèmes de Wilhelm Müller,<i> </i>fait partie de la production de cette période et en est la perle. De la façon la plus indiscutable on peut placer ce cycle parmi les plus hautes expressions de la musique, de l’art.</p>
<p>Le ténor Jonas Kaufmann et le pianiste Helmut Deutsch ont offert l’ interprétation du chef-d’œuvre pendant une soirée inoubliable et ont eu l’ intelligence de ne pas céder à l’ insistance du public  qui espérait des bis. Quels morceaux de musique pourrait se placer à côté d’une telle perfection ?</p>
<p>Jonas Kaufmann, comme tout le monde le sait, possède une voix magnifique, une technique splendide, une maîtrise de l’expression, une intelligence des couleurs qui lui font atteindre l’idéal, le respect de la volonté du Compositeur. Que dire de Helmut Deutsch ? Il semble évoquer les notes, ou plutôt la musique, d’un instrument qu’il sait maîtriser et plier à sa volonté on ne pourrait mieux.</p>
<p>Les deux artistes nous ont fait participer à une interprétation émouvante, simple et riche à la fois, de ce désespoir qui conduit au néant inexorable, condition tragique d’une façon d’annuler  la vie.</p>
<p style="text-align: right;">                                                                  <strong>Giuseppe  Pintorno</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.euphonia.lu/wp-content/uploads/2014/04/recital-.jpg"> </a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><a href="http://www.euphonia.lu/wp-content/uploads/2014/04/recital-.jpg"><img class="alignleft" alt="recital-" src="http://www.euphonia.lu/wp-content/uploads/2014/04/recital-.jpg" width="309" height="632" /></a>JONAS KAUFMANN</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Nato a Monaco di Baviera, ha completato lo studio del canto alla Accademia Musicale della sua città, seguendo anche le <i>masterclasses</i> di Hans Hotter, James King e Josef Metternich. Durante i suoi primi anni alla Staatsoper di Saarbrücken ha proseguito la sua preparazione con Michael Rhodes a Treviri.</p>
<p style="text-align: justify;">Dopo i primi ingaggi a Stoccarda, Francoforte, Amburgo e Milano – nella produzione di Giorgio Strehler del <i>Così fan tutte</i> di Mozart e del <i>Fidelio </i>di Beethoven con la direzione musicale di Riccardo Muti – nel 2001 è passato all’Opera di Zurigo, da dove è iniziata la sua carriera internazionale.</p>
<p style="text-align: justify;">Ha cantato al Festival di Salisburgo e alla Lyric Opera di Chicago, alla Deutsche Oper e alla Staatsoper di Berlino, alla Staatsoper di Vienna e al Metropolitan di New York (qui ha debuttato con grande successo nel 2006 come Alfredo ne <i>La traviata</i>). Nel 2010 ha debuttato al Festival di Bayreuth nel <i>Lohengrin </i>di Wagner nell’allestimento di Hans Neuenfels.</p>
<p style="text-align: justify;">Richiesto in tutto il mondo sia per i repertori italiano e francese sia per l’opera tedesca, ha cantato nel <i>Werther </i>di Massenet a Parigi e a Vienna, è stato Cavaradossi nella <i>Tosca</i> di Puccini a Londra, al Metropolitan e al Teatro alla Scala. La sua intensa caratterizzazione di Don José nella <i>Carmen </i>di Bizet ha suscitato l’entusiasmo del pubblico di tutto il mondo. Predilige i personaggi tormentati, immergendosi nel loro mondo e dando credibilità ai loro pensieri e alle loro emozioni.</p>
<p style="text-align: justify;">Oltre alle sue qualità vocali e musicali, la sua totale identificazione con i personaggi ha entusiasmato stampa e pubblico: è stato il caso del suo debutto come Siegmund in <i>Die Walküre</i> di Wagner al Metropolitan nella primavera del 2011; la nuova produzione, diretta da James Levine e trasmessa in tutto il mondo per radio e in HD nei cinema, ha fatto conoscere al vasto pubblico la speciale qualità delle sue interpretazioni wagneriane. Il successivo grande successo della sua interpretazione del <i>Faust</i> di Gounod (nuova produzione presentata nei cinema di tutto il mondo) ha rivelato ancora una volta la sua versatilità vocale e teatrale.</p>
<p style="text-align: justify;">Alla Bayerische Staatsoper, il teatro della sua città natale, è stato Tamino in <i>Die Zauberflöte</i> di Mozart, Don José in <i>Carmen</i>, Cavaradossi in <i>Tosca</i>, Florestan in <i>Fidelio</i> e protagonista del  <i>Don Carlo</i> di Verdi. Nel 2012 ha debuttato come Bacchus in <i>Ariadne auf Naxos</i> di R. Strauss al Festival di Salisburgo. Sempre a Salisburgo ha interpretato Don José nella nuova produzione di <i>Carmen </i>diretta da Simon Rattle e ha preso parte a una esecuzione del <i>Requiem </i>di Verdi diretto da Daniel Barenboim,  ripreso poi anche al Teatro alla Scala e al Festival di Lucerna. Nel dicembre 2012 è tornato a Milano per l’inaugurazione della stagione scaligera con una nuova produzione di <i>Lohengrin, </i>diretto da Barenboim con la regia di Claus Guth.</p>
<p style="text-align: justify;">Il 2013 è stato l’anno di Verdi e Wagner: dopo la nuova produzione di <i>Parsifal </i>al Metropolitan e la ripresa del <i>Don Carlo</i> (ROH di Londra), ha interpretato nuovamente il <i>Don Carlo</i> a Monaco e Salisburgo. In seguito ha debuttato due ruoli verdiani, Manrico nel <i>Trovatore</i> e Don Alvaro nella <i>Forza del destino</i>: due nuove produzioni alla Bayerische Staatsoper di Monaco. In febbraio e marzo 2014 ha cantato nel <i>Werther</i> in una nuova produzione al Metropolitan; in giugno debutterà come Des Grieux nella <i>Manon Lescaut</i> di Puccini (ROH di Londra).</p>
<p style="text-align: justify;">La sua versatilità è documentata da molti cd e dvd di opere quali <i>Lohengrin</i>, <i>Die Walküre</i>, <i>Die Königskinder</i> di Humperdinck, <i>Tosca</i>, <i>Adriana Lecouvreur</i> di Cilea, <i>Werther</i> e <i>Carmen</i>. I suoi album solistici “Verismo”, “Wagner” e “Verdi” sono diventati bestseller poche settimane dopo la loro pubblicazione.</p>
<p style="text-align: justify;">Nel 2011 ha ricevuto a New York il prestigioso “Opera News Award”. Poco dopo è stato nominato “Chevalier de l’Ordre de l’Art et des Lettres” dal ministro francese della Cultura Frédéric Mitterand,  ed è stato selezionato numerose volte come “Singer of the Year” dalle riviste musicali “Opernwelt”, “Diapason”, “Musical America”, dalle giurie di “Echo-Klassik” e dagli “International Opera Awards” di Londra nel 2013.</p>
<p style="text-align: justify;">Kaufmann tiene inoltre concerti e recital in tutto il mondo. Considera l’interpretazione liederistica “la classe regale del canto”. La sua collaborazione con il pianista Helmut Deutsch, con il quale si è esibito fin  dai suoi primi giorni di studio a Monaco, si è realizzata in innumerevoli concerti e recital, incluso quello del 30 ottobre 2011 al Metropolitan: il primo recital solistico al Metropolitan dopo quello di Pavarotti nel 1994.</p></p>
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		<title>Teatro alla Scala &#8211;  La Fiancée du tsar (Carskaja nevesta) – de Nikolaj Rimskij-Korsakov</title>
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		<pubDate>Tue, 22 Apr 2014 14:05:54 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Voilà une création pour la Scala, cet opéra en quatre actes  de Rimskij-Korsakov, sur un livret de Il’ja Tjumenev. Le 22 octobre 1899 la création eut lieu à Moscou, à l’Opera Privata. On est à la fin du XIXème siècle, mais pas encore au XXème : on est donc à un cap, au moment du passage vers un monde qui est en train de s’annoncer. Et cette atmosphère  est bien présente dans la partition : l’orchestre n’est pas répétitif des formules du siècle à sa fin, mais le chant est toujours traditionnel. Par moments on a l’impression de glisser vers la symphonie, de sortir du monde de l’opéra et de s’envoler vers un « ailleurs » indéterminé, puis de revenir sur des chemins plus familiaux. La structure des actes est constituée encore  de numéros fermés, points de repère pour un public de mélomanes. Le sujet raconte que le Tsar, personnage tout puissant mais  jamais présent, cherche une jeune femme pour se marier. C’est Marfa (soprano) qui est choisie, la fille de Sobakine, un marchand (basse). Mais elle aime  déjà le boyard Ivan Lykov (ténor), qui l’aime aussi. Un autre amoureux de Marfa, c’est un officier de la garde du Tsar Ivan le Terrible   (« opritchnik »), Grigory Griaznoἵ, lié à Lioubacha (mezzo), sa maἵtresse. Pendant une fête chez Griaznoἵ, celle-ci chante sa tristesse du fait que son amant la délaisse. Chez la famille de Sobakine, sa famille, Marfa est joyeuse à l’idée de se marier avec son amoureux Lykov. Lioubacha obtient de Bomélius, espèce de médecin sorcier, un poison pour détruire la beauté de Marfa, ainsi que sa joie. De son côté  Griaznoἵ veut  faire boire à Marfa un philtre d’amour, que Lioubacha remplacera avec son poison. Sobakine, le père de Marfa, va enfin unir sa fille à Lykov, qui l’adore mais qui a de tristes pressentiments. Marfa boit la coupe, alors qu’on annonce qu’elle a été  choisie par le Tsar. Sobakine se réjouit du grand honneur pour Marfa, mais elle tombe subitement malade.  Griaznoἵ poignarde sa maîtresse Lioubacha responsable de la mort de Marfa. Lui, il subira le supplice. Si l’histoire racontée dans le livret est plutôt compliquée à suivre, l’exécution à été de haut niveau. Sans complètement abandonner les décors traditionnels, de Dmitri Tcherniakov, responsable aussi de la mise en scène,  présentent un mélange de la tradition avec la modernité la plus actuelle, avec un bon résultat, puisque on n’est pas empêchés de se concentrer sur la gamme des sentiments, des rapports entre les personnages. Au pupitre Daniel Barenboim, avec l’appui de Bruno Casoni et des  chœurs qu’il dirige, rend très bien, avec clarté, cette sonorité complexe d’un orchestre chargée d’une myriade de sons. De leur côté les interprètes (une foule) sont tous d’un très bon niveau. Il faudra quand-même faire remarquer la Lioubacha  magnifique, superlative, de Marina Prudenskaya, ainsi que la Marfa de Olga Peretyatko. Et le Griaznoἵ de Johannes Martin Kränzle. Tous d’un très bon niveau : Anatoly Kotscherga (Sobakine, une bonne basse), Tobias Schabel, Pavel Chernoch, Stephan Rugamer, Anna Tomowa-Sintow, Anna Lapkovskaja, Carola Höhn, Guillermo Bussolini, Stefania Giannì, Massimiliano Di Fino. Le public a su apprécier la nouveauté d’une musique dans laquelle il a su retrouver sa tradition d’opéra. Ainsi qu’il a su approuver avec chaleur des interprètes exceptionnels.                                                                                        Giuseppe Pintorno  ]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href=""><img class="size-full wp-image-328 alignleft" alt="opera-" src="http://www.euphonia.lu/wp-content/uploads/2014/04/opera-.jpg" width="567" height="344" /></a>Voilà une création pour la Scala, cet opéra en quatre actes  de Rimskij-Korsakov, sur un livret de Il’ja Tjumenev. Le 22 octobre 1899 la création eut lieu à Moscou, à l’Opera Privata.</p>
<p>On est à la fin du XIX<sub>ème</sub> siècle, mais pas encore au XX<sub>ème </sub>: on est donc à un cap, au moment du passage vers un monde qui est en train de s’annoncer. Et cette atmosphère  est bien présente dans la partition : l’orchestre n’est pas répétitif des formules du siècle à sa fin, mais le chant est toujours traditionnel. Par moments on a l’impression de glisser vers la symphonie, de sortir du monde de l’opéra et de s’envoler vers un « ailleurs » indéterminé, puis de revenir sur des chemins plus familiaux. La structure des actes est constituée encore  de numéros fermés, points de repère pour un public de mélomanes.</p>
<p>Le sujet raconte que le Tsar, personnage tout puissant mais  jamais présent, cherche une jeune femme pour se marier. C’est Marfa (soprano) qui est choisie, la fille de Sobakine, un marchand (basse). Mais elle aime  déjà le boyard Ivan Lykov (ténor), qui l’aime aussi. Un autre amoureux de Marfa, c’est un officier de la garde du Tsar Ivan le Terrible   (« opritchnik »), Grigory Griaznoἵ, lié à Lioubacha (mezzo), sa maἵtresse. Pendant une fête chez Griaznoἵ, celle-ci chante sa tristesse du fait que son amant la délaisse. Chez la famille de Sobakine, sa famille, Marfa est joyeuse à l’idée de se marier avec son amoureux Lykov. Lioubacha obtient de Bomélius, espèce de médecin sorcier, un poison pour détruire la beauté de Marfa, ainsi que sa joie. De son côté  Griaznoἵ veut  faire boire à Marfa un philtre d’amour, que Lioubacha remplacera avec son poison. Sobakine, le père de Marfa, va enfin unir sa fille à Lykov, qui l’adore mais qui a de tristes pressentiments. Marfa boit la coupe, alors qu’on annonce qu’elle a été  choisie par le Tsar. Sobakine se réjouit du grand honneur pour Marfa, mais elle tombe subitement malade.  Griaznoἵ poignarde sa maîtresse Lioubacha responsable de la mort de Marfa. Lui, il subira le supplice.</p>
<p>Si l’histoire racontée dans le livret est plutôt compliquée à suivre, l’exécution à été de haut niveau. Sans complètement abandonner les décors traditionnels, de Dmitri Tcherniakov, responsable aussi de la mise en scène,  présentent un mélange de la tradition avec la modernité la plus actuelle, avec un bon résultat, puisque on n’est pas empêchés de se concentrer sur la gamme des sentiments, des rapports entre les personnages. Au pupitre Daniel Barenboim, avec l’appui de Bruno Casoni et des  chœurs qu’il dirige, rend très bien, avec clarté, cette sonorité complexe d’un orchestre chargée d’une myriade de sons. De leur côté les interprètes (une foule) sont tous d’un très bon niveau. Il faudra quand-même faire remarquer la Lioubacha  magnifique, superlative, de Marina Prudenskaya, ainsi que la Marfa de Olga Peretyatko. Et le Griaznoἵ de Johannes Martin Kränzle. Tous d’un très bon niveau : Anatoly Kotscherga (Sobakine, une bonne basse), Tobias Schabel, Pavel Chernoch, Stephan Rugamer, Anna Tomowa-Sintow, Anna Lapkovskaja, Carola Höhn, Guillermo Bussolini, Stefania Giannì, Massimiliano Di Fino.</p>
<p>Le public a su apprécier la nouveauté d’une musique dans laquelle il a su retrouver sa tradition d’opéra. Ainsi qu’il a su approuver avec chaleur des interprètes exceptionnels.</p>
<p style="text-align: right;">                                                                                      <strong> Giuseppe Pintorno</strong></p>
<p style="text-align: right;"><strong> </strong></p></p>
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		<title>Teatro alla Scala – Récital de la basse Ferruccio Furlanetto.Au piano  Igor  Tchetuev.</title>
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		<pubDate>Tue, 22 Apr 2014 14:02:05 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le Lied est une symbiose, celle d’un texte poétique avec une musique capable d’exprimer, de rendre, de s’unir, de compénétrer ce monde intérieur, cette atmosphère transceandante évoquée et proposée  par le texte. Pour ce récital Ferruccio Furlanetto a choisi le cycle incontournable du “Winterreise” de Franz Schubert (D 911, op.89, l’un des sommets  sublimes de cet art. La basse Furlanetto est incontestablement un chanteur de grande qualité sur le plan de la technique vocale. Son registre grave est très beau, sa préparation irréprochable. Toutefois, en montant vers le registre médium et aigu, sa voix change de couleur, devient plus claire: piano ou pianissimo ne veut point dire qu’il faille une voix moins sombre. Le pianiste Tchetuev, qui joue irréprochablement comme l’impose la musique de Schubert, avec une maîtrise complète de son art; il  offre son grand métier au chant, le soutient. Au nom de cette  symbiose dont nous parlions au début, il faut dire qu’à notre avis elle n’a pas eu lieu. Les deux artistes sont irréprochables, ils chantent et jouent en parfait accord, mais chacun garde son identité  musicale. Ce miracle incontournable de  deux âmes qui deviennent une seule entité ne s’est pas réalisé. Est-ce trop prétendre? Peut-être, mais cette symbiose  miraculeuse nous a manqué. Le public a apprécié vivement l’exécution et les deux musiciens. &#160;                                                                                Giuseppe  Pintorno &#160;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href=""><img class="size-full wp-image-324 alignleft" alt="ferruccio-furlanetto" src="http://www.euphonia.lu/wp-content/uploads/2014/04/ferruccio-furlanetto.jpg" width="359" height="539" /></a>Le Lied est une symbiose, celle d’un texte poétique avec une musique capable d’exprimer, de rendre, de s’unir, de compénétrer ce monde intérieur, cette atmosphère transceandante évoquée et proposée  par le texte.</p>
<p>Pour ce récital Ferruccio Furlanetto a choisi le cycle incontournable du “Winterreise” de Franz Schubert (D 911, op.89, l’un des sommets  sublimes de cet art.</p>
<p>La basse Furlanetto est incontestablement un chanteur de grande qualité sur le plan de la technique vocale. Son registre grave est très beau, sa préparation irréprochable. Toutefois, en montant vers le registre médium et aigu, sa voix change de couleur, devient plus claire: piano ou pianissimo ne veut point dire qu’il faille une voix moins sombre. Le pianiste Tchetuev, qui joue irréprochablement comme l’impose la musique de Schubert, avec une maîtrise complète de son art; il  offre son grand métier au chant, le soutient.</p>
<p>Au nom de cette  symbiose dont nous parlions au début, il faut dire qu’à notre avis elle n’a pas eu lieu. Les deux artistes sont irréprochables, ils chantent et jouent en parfait accord, mais chacun garde son identité  musicale. Ce miracle incontournable de  deux âmes qui deviennent une seule entité ne s’est pas réalisé. Est-ce trop prétendre? Peut-être, mais cette symbiose  miraculeuse nous a manqué.</p>
<p>Le public a apprécié vivement l’exécution et les deux musiciens.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: right;">                                                                              <strong> Giuseppe  Pintorno</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Teatro alla Scala &#8211; Il Trovatore de G. Verdi.</title>
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		<pubDate>Thu, 13 Mar 2014 10:00:28 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[S’ il est vrai que l’opéra est une féerie pour les adultes, et nous en sommes convaincu, Il Trovatore en a toutes les caractéristiques. Cela nous rappelle ces beaux livres que l’ on nous offrait enfants: quand on tournait les pages cartonnées des personnages ou des objets surgissaient devant nos yeux et rendaient « vraies » les descriptions, les histoires qui y étaient racontées, les rêves. Cette féerie espagnole nous montre un château presque noir immergé dans une Nature d’un vert violent, avec les personnages vêtus aux costumes aux couleurs pures, qui nous frappent comme des symboles révélés : Manrico protégé par une armure en cuir sombre, Leonora en un costume bleu-nuit, il conte di Luna dans une armure grise comme du fer, Azucena habillée en rouge-flamboyant, Ferrando en noir métallique. Et la musique, bouleversante, brulante, qui enflamme toute la scène montant de la fosse d’orchestre. Il Trovatore est donc un chef-d’œuvre dramatique, musical et visuel, qui sait se faire aimer comme les choses simples seulement savent satisfaire les personnes les plus simples ainsi que les intellectuels. Dans cette production de la Scala mise-en- scène, décors et  costumes sont signés Hugo de Ana. Les décors sont  constitués d’ une structure modulable, représentant un château, ce qui permet de créer différents espaces suggérant les situations dramatiques des scènes représentées. Imitation de la pierre, du marbre noir: bel effet visuel. Les  costumes, fonctionnels, n’ atteignent pas tous la même qualité. La mise-en-scène fait penser à un retour au style traditionnel, laissant grande liberté aux chanteurs d’ouvrir les bras comme pour annoncer le lancement des aigus. Dans l’ensemble, ce n’est pas mal. Avec la collaboration très positive des chœurs du Théâtre et de leur chef Bruno Casoni, le chef d’orchestre Daniele Rustioni dirige avec des résultats corrects, mais sans profiter de la riche gamme d’émotions que cette partition permet. Parmi les interprètes vocaux domine par la haute qualité de sa technique Ekaterina Semenchuk, une Azucena  aux couleurs sombres de sa voix  presque de contralto, aux aigus très beaux et très sûrs. La Leonora de Maria Agresta arbore ses beaux aigus, très beaux, mais le médium de la voix, et les graves, doivent conquérir un volume plus sonore. Franco Vassallo, baryton – Conte di Luna, nous laisse espérer  plus de charme dans l’ interprétation vocale de personnages plus adaptés à ses qualités. La voix de Kwangchul Youn, Ferrando,  résulte trop claire et manque de fermeté. Et nous voilà à Manrico, le mythe, « le » ténor, le héros. Ce rôle a toujours été un point de force dans la littérature vocale du belcanto XIXème s. : ou un point de faiblesse. Marcelo Alvarez possède une voix de ténor claire, comme il le faut pour ce héros, mais il l’utilise avec inconstance, se ménageant dès qu’il peut, pensant briller davantage dans certaints moments de la partition. Il en va du phrasé, de l’unité du style, de l’élégance de son chant. A compléter la distribution : Marzia Castellini (Ines), Massimiliano Chiarolla (Ruiz), Ernesto Panariello (un vieux gitan), Giuseppe Bellanca (un messager). Public électrisé, enthousiasme conséquent; à la fin, célébration de la fête, du rite du Théâtre.                                                                              Giuseppe  Pintorno]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href=""><img class="size-full wp-image-264 alignleft" alt="verdi-6" src="http://www.euphonia.lu/wp-content/uploads/2014/03/verdi-6.jpg" width="500" height="283" /></a>S’ il est vrai que l’opéra est une féerie pour les adultes, et nous en sommes convaincu,<i> Il Trovatore </i>en a toutes les caractéristiques. Cela nous rappelle ces beaux livres que l’ on nous offrait enfants: quand on tournait les pages cartonnées des personnages ou des objets surgissaient devant nos yeux et rendaient « vraies » les descriptions, les histoires qui y étaient racontées, les rêves. Cette féerie espagnole nous montre un château presque noir immergé dans une Nature d’un vert violent, avec les personnages vêtus aux costumes aux couleurs pures, qui nous frappent comme des symboles révélés : Manrico protégé par une armure en cuir sombre, Leonora en un costume bleu-nuit, il conte di Luna dans une armure grise comme du fer, Azucena habillée en rouge-flamboyant, Ferrando en noir métallique. Et la musique, bouleversante, brulante, qui enflamme toute la scène montant de la fosse d’orchestre. <i>Il Trovatore</i> est donc un chef-d’œuvre dramatique, musical et visuel, qui sait se faire aimer comme les choses simples seulement savent satisfaire les personnes les plus simples ainsi que les intellectuels.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans cette production de la Scala mise-en- scène, décors et  costumes sont signés Hugo de Ana. Les décors sont  constitués d’ une structure modulable, représentant un château, ce qui permet de créer différents espaces suggérant les situations dramatiques des scènes représentées. Imitation de la pierre, du marbre noir: bel effet visuel. Les  costumes, fonctionnels, n’ atteignent pas tous la même qualité. La mise-en-scène fait penser à un retour au style traditionnel, laissant grande liberté aux chanteurs d’ouvrir les bras comme pour annoncer le lancement des aigus. Dans l’ensemble, ce n’est pas mal.</p>
<p style="text-align: justify;">Avec la collaboration très positive des chœurs du Théâtre et de leur chef Bruno Casoni, le chef d’orchestre Daniele Rustioni dirige avec des résultats corrects, mais sans profiter de la riche gamme d’émotions que cette partition permet.</p>
<p style="text-align: justify;">Parmi les interprètes vocaux domine par la haute qualité de sa technique Ekaterina Semenchuk, une Azucena  aux couleurs sombres de sa voix  presque de contralto, aux aigus très beaux et très sûrs. La Leonora de Maria Agresta arbore ses beaux aigus, très beaux, mais le médium de la voix, et les graves, doivent conquérir un volume plus sonore. Franco Vassallo, baryton – Conte di Luna, nous laisse espérer  plus de charme dans l’ interprétation vocale de personnages plus adaptés à ses qualités. La voix de Kwangchul Youn, Ferrando,  résulte trop claire et manque de fermeté. Et nous voilà à Manrico, le mythe, « le » ténor, le héros. Ce rôle a toujours été un point de force dans la littérature vocale du belcanto XIX<sup>ème</sup> s. : ou un point de faiblesse. Marcelo Alvarez possède une voix de ténor claire, comme il le faut pour ce héros, mais il l’utilise avec inconstance, se ménageant dès qu’il peut, pensant briller davantage dans certaints moments de la partition. Il en va du phrasé, de l’unité du style, de l’élégance de son chant.</p>
<p style="text-align: justify;">A compléter la distribution : Marzia Castellini (Ines), Massimiliano Chiarolla (Ruiz), Ernesto Panariello (un vieux gitan), Giuseppe Bellanca (un messager).</p>
<p style="text-align: justify;">Public électrisé, enthousiasme conséquent; à la fin, célébration de la fête, du rite du Théâtre.</p>
<p style="text-align: right;">                                                                             <strong>Giuseppe  Pintorno</strong></p></p>
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		<title>Teatro alla scala – Lucia di lammermoor de g.donizetti</title>
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		<pubDate>Thu, 13 Mar 2014 09:55:13 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Production metropolitan opera house – new york Lucia di Lammermoor de Donizetti et Il Trovatore de Verdi sont la quintessence du Romantisme en matière d’opéra. Après deux siècles environ de triomphe du belcantisme dominé par les voix blanches, les castrats, c’était à Bellini et à Donizetti, de quatre ans son ainé, de franchir le pas et de créer le romantisme d’opéra et les stars vocales romantiques, destinées à remplacer les malheureux castrats et leurs succès auprès des foules de mélomanes. Mais… tout a un prix, et un tel succès devait se payer par une forme  de trahison du « recitar cantando » en faveur d’un « cantare faisant à peine semblant de recitare ». En Italie en particulier les prouesses d’une belle voix donnèrent l’illusion qu’une note suraigüe et une cadence vocalement athlétique pouvaient combler tout manque d’un art  dramatique incomplèt. Cet opéra met en scène trois personnages surtout : un couple de jeunes amoureux (Lucia et Edgardo) dont l’ amour  malheureusement  gêne les projets d’Enrico, le frère de Lucia qui voudrait profiter de sa sœur pour sauver sa situation personnelle chancelante. En plus Lucia a un tuteur qui, pour l’aider, lui complique la vie. Lui, Edgardo est un jeune héros très actif auquel on demande une vocalité agile, lyrico-dramatique par moments et par conséquent une action scénique très dynamique et intense. Elle, Lucia, est l’image d’une bonne fille de famille, mais prête à tout bousculer pour poursuivre son idéal de vie avec son amoureux, prête à heurter la volonté de son frère. Enrico, le frère, est en disgrâce politiquement et financièrement, et veut combiner le mariage de Lucia qui sauverait sa situation. Cela pour expliquer la nécessité d’un jeu scénique adéquat et obligé. Cette production est située dans les décors genre XIXème siècle, signés Daniel Ostling, réalisés avec des voiles laissant voir ou entrevoir tant l’interne que l’extérieur, donc salles et nature, arbres, etc. avec un résultat très agréable. Costumes XIXème, de Mara Blumenfeld,  assumant surtout le déplacement historique, facilement compréhensible. Mise-en-scène  de Mary Zimmerman plutôt convenue, agréable, sans émotions. De même que la mise en scene, la direction de l’orchestre, confiée à Pier Giorgio Morandi, est très correcte, sans plus. Irréprochable, comme toujours, les chœurs dirigés par leur chef, Bruno Casoni. Sur scène Massimo Cavalletti est lord Enrico, une belle voix de baryton, discontinu dans les émissions, par conséquent laissant échapper quelque phrase inélégante. Sa sœur, Miss Lucia, est Albina Shagimuratova, douée d’une belle voix de soprano lyrique, facile par rapport à l’extension exceptionnelle que ses cadences imposent, chantant parfaitement, irréprochable(sauf pour la prononciation) autant que scéniquement statique, laissant son personnage en état d’abandon. Bras grand-ouverts à chaque note aigue. Nous  voilà à Sir Edgardo, alias Vittorio Grigolo, ténor intrépide comme le demande son personnage, amélioré dans sa technique vocale, dans son phrasé juvénile. Il doit peut-être mieux appuyer sur le  souffle ses pianissimos et ses sons filets, pour ne pas risquer de ne pas être entendu au fond de la salle. Très bien aussi sa présence dramatique sur scène. Complétaient la distribution la basse Sergey Artamonov dans le rôle de Raimondo, tuteur de Lucia, Juan Francisco Gatell, Arturo, la victime de  la folie de Lucia. Et encore Barbara Di Castri, Alisa, et de Massimiliano Chiarolla, Normanno. Public très chaleureux, comblé par l’ivresse des air très populaires, et par les aigus magnifiques : presque de l’érotisme vocal. &#160;                                                                                       Giuseppe  Pintorno]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h4><strong>Production metropolitan opera house – new york</strong></h4>
<p style="text-align: justify;"><i><a><img class="size-full wp-image-260 alignleft" src="http://www.euphonia.lu/wp-content/uploads/2014/03/lucia-ny.jpg" alt="lucia-ny" width="500" height="333" /></a>Lucia di Lammermoor</i> de Donizetti et <i>Il Trovatore</i> de Verdi sont la quintessence du Romantisme en matière d’opéra. Après deux siècles environ de triomphe du belcantisme dominé par les voix blanches, les castrats, c’était à Bellini et à Donizetti, de quatre ans son ainé, de franchir le pas et de créer le romantisme d’opéra et les stars vocales romantiques, destinées à remplacer les malheureux castrats et leurs succès auprès des foules de mélomanes. Mais… tout a un prix, et un tel succès devait se payer par une forme  de trahison du « <i>recitar</i> <i>cantando</i> » en faveur d’un « <i>cantare</i> faisant à peine semblant de <i>recitare </i>». En Italie en particulier les prouesses d’une belle voix donnèrent l’illusion qu’une note suraigüe et une cadence vocalement athlétique pouvaient combler tout manque d’un art  dramatique incomplèt.</p>
<p style="text-align: justify;">Cet opéra met en scène trois personnages surtout : un couple de jeunes amoureux (Lucia et Edgardo) dont l’ amour  malheureusement  gêne les projets d’Enrico, le frère de Lucia qui voudrait profiter de sa sœur pour sauver sa situation personnelle chancelante. En plus Lucia a un tuteur qui, pour l’aider, lui complique la vie. Lui, Edgardo est un jeune héros très actif auquel on demande une vocalité agile, lyrico-dramatique par moments et par conséquent une action scénique très dynamique et intense. Elle, Lucia, est l’image d’une bonne fille de famille, mais prête à tout bousculer pour poursuivre son idéal de vie avec son amoureux, prête à heurter la volonté de son frère. Enrico, le frère, est en disgrâce politiquement et financièrement, et veut combiner le mariage de Lucia qui sauverait sa situation. Cela pour expliquer la nécessité d’un jeu scénique adéquat et obligé.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette production est située dans les décors genre <sup>XIXème</sup> siècle, signés Daniel Ostling, réalisés avec des voiles laissant voir ou entrevoir tant l’interne que l’extérieur, donc salles et nature, arbres, etc. avec un résultat très agréable. Costumes <sup>XIX</sup><sup>ème</sup>, de Mara Blumenfeld, <sup> </sup>assumant surtout le déplacement historique, facilement compréhensible. Mise-en-scène  de Mary Zimmerman plutôt convenue, agréable, sans émotions.</p>
<p style="text-align: justify;">De même que la mise en scene, la direction de l’orchestre, confiée à Pier Giorgio Morandi, est très correcte, sans plus. Irréprochable, comme toujours, les chœurs dirigés par leur chef, Bruno Casoni.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur scène Massimo Cavalletti est lord Enrico, une belle voix de baryton, discontinu dans les émissions, par conséquent laissant échapper quelque phrase inélégante. Sa sœur, Miss Lucia, est Albina Shagimuratova, douée d’une belle voix de soprano lyrique, facile par rapport à l’extension exceptionnelle que ses cadences imposent, chantant parfaitement, irréprochable(sauf pour la prononciation) autant que scéniquement statique, laissant son personnage en état d’abandon. Bras grand-ouverts à chaque note aigue. Nous  voilà à Sir Edgardo, alias Vittorio Grigolo, ténor intrépide comme le demande son personnage, amélioré dans sa technique vocale, dans son phrasé juvénile. Il doit peut-être mieux appuyer sur le  souffle ses pianissimos et ses sons filets, pour ne pas risquer de ne pas être entendu au fond de la salle. Très bien aussi sa présence dramatique sur scène. Complétaient la distribution la basse Sergey Artamonov dans le rôle de Raimondo, tuteur de Lucia, Juan Francisco Gatell, Arturo, la victime de  la folie de Lucia. Et encore Barbara Di Castri, Alisa, et de Massimiliano Chiarolla, Normanno.</p>
<p style="text-align: justify;">Public très chaleureux, comblé par l’ivresse des air très populaires, et par les aigus magnifiques : presque de l’érotisme vocal.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: right;">                                                                                   <strong>   Giuseppe  Pintorno</strong></p></p>
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		<title>Alfredo Mandelli s’est envolé comme “La Rondine” de Puccini.</title>
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		<pubDate>Thu, 13 Mar 2014 09:46:57 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Vers la fin des années Cinquante et pendant un certain temps les amoureux d’opéra qui fréquentaient le samedi après-midi le Musée de la Scala avaient l’occasion d’ écouter un musicologue conférencier toujours élégant, avec son papillon peut-être à peine démodé, toujours sévère et aimable. Il s’appelait Alfredo Mandelli (1924-2013), milanais, sérieux et acharné dans son travail de chercheur. Tout en étudiant le piano, l’ orgue et la composition d’abord ave son père Antonio (1898-1970), puis avec d’importants maîtres, i l poursuivait à l’Université de sa ville natale les études dePhilosophie et Esthétique. Dès 1951 il a collaboré comme critique musical à plusieurs revues spécialisées et à des magazines comme « Oggi ». A.Mandelli a enseigné Histoire de la Musique et Esthétique musicale au Conservatoire de Padoue et a été directeur artistique de l’association « Gli Amici della Musica », des « Concerti del Politecnico » de Milan. Il rejoint l’Institut de Musicologie de l’Université de Strasbourg en 1968. Il est l’auteur de nombreux articles dans les programmes des théâtres et d’importants essais concernant  Pergolesi, Toscanini, Puccini, Mahler, et aussi l’histoire du concert pour piano (1969). Particulièrement passioné de la musique de G.Puccini, il a consacré un  travail considérable à La Rondine et son double final ainsi qu’à l’élaboration des différentes versions de Madama Butterfly. Alfredo Mandelli est parmi les fondateurs de l’ Istituto di Studi Pucciniani.                                                                                          Giuseppe Pintorno]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.euphonia.lu/wp-content/uploads/2014/03/alfredo-mandelli.jpg"><img class="size-full wp-image-257 alignleft" alt="alfredo-mandelli" src="http://www.euphonia.lu/wp-content/uploads/2014/03/alfredo-mandelli.jpg" width="500" height="331" /></a>Vers la fin des années Cinquante et pendant un certain temps les amoureux d’opéra qui fréquentaient le samedi après-midi le Musée de la Scala avaient l’occasion d’ écouter un musicologue conférencier toujours élégant, avec son papillon peut-être à peine démodé, toujours sévère et aimable. Il s’appelait Alfredo Mandelli (1924-2013), milanais, sérieux et acharné dans son travail de chercheur. Tout en étudiant le piano, l’ orgue et la composition d’abord ave son père Antonio (1898-1970), puis avec d’importants maîtres, i l poursuivait à l’Université de sa ville natale les études dePhilosophie et Esthétique. Dès 1951 il a collaboré comme critique musical à plusieurs revues spécialisées et à des magazines comme « Oggi ». A.Mandelli a enseigné Histoire de la Musique et Esthétique musicale au Conservatoire de Padoue et a été directeur artistique de l’association « Gli Amici della Musica », des « Concerti del Politecnico » de Milan. Il rejoint l’Institut de Musicologie de l’Université de Strasbourg en 1968. Il est l’auteur de nombreux articles dans les programmes des théâtres et d’importants essais concernant  Pergolesi, Toscanini, Puccini, Mahler, et aussi l’histoire du concert pour piano (1969). Particulièrement passioné de la musique de G.Puccini, il a consacré un  travail considérable à <i>La Rondine</i> et son double final ainsi qu’à l’élaboration des différentes versions de <i>Madama Butterfly</i>. Alfredo Mandelli est parmi les fondateurs de l’ Istituto di Studi Pucciniani.</p>
<p style="text-align: right;">                                                                                        <strong> Giuseppe Pintorno</strong></p></p>
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		<title>Teatro alla Scala , reprise de Cavalleria rusticana de P.Mascagni</title>
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		<pubDate>Thu, 13 Mar 2014 09:44:54 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Avec deux ballets L’une des difficultés de la représentation d’opéras brefs est bien celle de composer un spectacle qui soit complet et cohérent dans  son ensemble. Souvent  toutefois la réunion d’un binôme (avec Cavalleria rusticana historiquement l’autre titre était Pagliacci) peut alourdir la soirée, d’où la difficulté d’obtenir un juste équilibre. Après le dernier binôme historique représenté à la Scala, pour cette reprise on a fait précéder l’opéra par deux épisodes de ballet :  Le spectre de la rose, tableau chorégraphique d’après T. Gautier, adaptation de Jean-Louis Vaudoyer, musique de C.M.von Weber, orchestration de H. Berlioz ; et La rose malade, ballet de R.Petit, livret adapté de W.Blake, musique de G.Mahler. Nous  cédons la plume pour ainsi dire aux collègues spécialistes de ce genre  de spectacles, sans toutefois nous priver de dire que musicalement c’était deux brèves merveilles, et que les deux épisodes scéniques aussi nous ont bien satisfait ainsi que le public. La soirée entière était dirigée par le jeune chef d’orchestre Daniel Harding, déjà à la tête de l’orchestre pour le même opéra en 2011 : c’est un chef d’orchestre intelligent et sensible, qui semble avoir mûri son rapport avec  notre Vérisme, courant artistique bien éloigné de ceux  qu’il a  l’habitude d’ interpréter. Il en résulte un monde sonore sans risque de bavures, mesuré et rigoureux. Sur scène une distribution dans laquelle Elena Zilio mérite toute admiration : une « mamma » Lucia évidemment consciente, proche de la ligne sévère de Giovanni Verga, auteur de la nouvelle source de ce drame. Elena Zilio possède l’art de communiquer la simplicité, la pauvreté du monde sicilien de Verga, où le drame frappe ses coups terribles comme dans la tragédie antique. La  Santuzza de Liudmyla Monastyrska convainc par la simplicité de son jeux scénique et possède la matière vocale de son rôle dramatique, mais ce sera encore mieux quand elle pourra respecter avec uniformité tous les registres, s’appuyant sur  la prononciation de la langue italienne, dont le vérisme a particulièrement besoin. Le rôle de Turiddu est confié à Jorge de Leon, qui exagère les effets du ténor dramatique. Vitaliy Bilyy, Alfio, reste correctement dans la tradition, accentuant l’homme du peuple qui se soumet à la conception de l’honneur de la société paysanne. Valeria Tornatore, Lola, a complété correctement aussi la distribution. Bruno Casoni et les chœurs du grand Théâtre sont admirables. S’agissant d’une reprise, la mise-en-scène est bien celle de Mario Martone, avec les décors de Sergio Tramonti et les costumes de Ursula Patzak. A la fin de la soirée le public a témoigné sa satisfaction avec des applaudissements sincères. &#160;                                                                                          Giuseppe Pintorno]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Avec deux ballets</strong></p>
<p><a href="http://www.euphonia.lu/wp-content/uploads/2014/03/opera-10.jpg"><img class="size-full wp-image-254 alignleft" alt="opera-10" src="http://www.euphonia.lu/wp-content/uploads/2014/03/opera-10.jpg" width="347" height="400" /></a>L’une des difficultés de la représentation d’opéras brefs est bien celle de composer un spectacle qui soit complet et cohérent dans  son ensemble. Souvent  toutefois la réunion d’un binôme (avec <i>Cavalleria rusticana</i> historiquement l’autre titre était <i>Pagliacci</i>) peut alourdir la soirée, d’où la difficulté d’obtenir un juste équilibre. Après le dernier binôme historique représenté à la Scala, pour cette reprise on a fait précéder l’opéra par deux épisodes de ballet :  <i>Le spectre de la rose, </i>tableau chorégraphique d’après T. Gautier, adaptation de Jean-Louis Vaudoyer, musique de C.M.von Weber, orchestration de H. Berlioz ; et <i>La rose malade</i>, ballet de R.Petit, livret adapté de W.Blake, musique de G.Mahler. Nous  cédons la plume pour ainsi dire aux collègues spécialistes de ce genre  de spectacles, sans toutefois nous priver de dire que musicalement c’était deux brèves merveilles, et que les deux épisodes scéniques aussi nous ont bien satisfait ainsi que le public.</p>
<p>La soirée entière était dirigée par le jeune chef d’orchestre Daniel Harding, déjà à la tête de l’orchestre pour le même opéra en 2011 : c’est un chef d’orchestre intelligent et sensible, qui semble avoir mûri son rapport avec  notre Vérisme, courant artistique bien éloigné de ceux  qu’il a  l’habitude d’ interpréter. Il en résulte un monde sonore sans risque de bavures, mesuré et rigoureux.</p>
<p>Sur scène une distribution dans laquelle Elena Zilio mérite toute admiration : une « mamma » Lucia évidemment consciente, proche de la ligne sévère de Giovanni Verga, auteur de la nouvelle source de ce drame. Elena Zilio possède l’art de communiquer la simplicité, la pauvreté du monde sicilien de Verga, où le drame frappe ses coups terribles comme dans la tragédie antique.</p>
<p>La  Santuzza de Liudmyla Monastyrska convainc par la simplicité de son jeux scénique et possède la matière vocale de son rôle dramatique, mais ce sera encore mieux quand elle pourra respecter avec uniformité tous les registres, s’appuyant sur  la prononciation de la langue italienne, dont le vérisme a particulièrement besoin. Le rôle de Turiddu est confié à Jorge de Leon, qui exagère les effets du ténor dramatique. Vitaliy Bilyy, Alfio, reste correctement dans la tradition, accentuant l’homme du peuple qui se soumet à la conception de l’honneur de la société paysanne. Valeria Tornatore, Lola, a complété correctement aussi la distribution. Bruno Casoni et les chœurs du grand Théâtre sont admirables.</p>
<p>S’agissant d’une reprise, la mise-en-scène est bien celle de Mario Martone, avec les décors de Sergio Tramonti et les costumes de Ursula Patzak.</p>
<p>A la fin de la soirée le public a témoigné sa satisfaction avec des applaudissements sincères.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: right;">                                                                                      <strong>   Giuseppe Pintorno</strong></p></p>
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		<title>TEATRO ALLA SCALA. ELIAS</title>
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		<pubDate>Thu, 13 Mar 2014 09:42:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Euphonia Opéra]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Si può affermare che Mendelssohn abbia dedicato tutta la sua vita artistica a perseguire questo scopo sia mediante le proprie creazioni sia contribuendo a mantenere viva l’arte dei suoi due grandi modelli: Johann Sebastian Bach, di cui “riscopri” la Matthäuspassion dirigendola, appena ventenne, alla Singakademie di Berlino l’11 marzo 1829, e Georg Friedrich Händel il cui Messiah costituiva il terzo elemento di un trittico, con al centro la prima esecuzione di Elias e, come prima giornata, Die Schöpfung di Franz Joseph Haydn, in programma dal 25 al 27 agosto 1846 al Birmingham Triennial Music Festival. Il giorno dopo la “prima” il Time definì l’oratorio di Mendelssohn «uno dei più straordinari risultati dell’umana intelligenza»; il successo dell’esecuzione fu clamoroso e fra gli spettatori più entusiasti di quella memorabile serata va annoverato il principe Alberto, marito della regina Vittoria, che ebbe per Mendelssohn parole di altissimo elogio per la sua capacità di veicolare attraverso la musica una profonda capacità comunicativa. Basato su testi dell’Antico Testamento tratti dal Primo libro dei Re, Elias è un lavoro di vaste dimensioni in cui si fondono due elementi all’apparenza diametralmente opposti, ma che si equilibrano vicendevolmente in modo perfetto, giungendo a esaltarsi l’un l’altro: l’intimismo espressivo prettamente romantico tipico del Lied e la dimensione plastica della drammaturgia operistica. I mezzi compositivi cui Mendelssohn fa ricorso molto devono alla retorica musicale più raffinata e, se possibile, “subliminale”, cosicché l’ascoltatore viene permeato e penetrato dal messaggio artistico-morale insito nella partitura fino a raggiungere un entusiasmo e una sensazione di appagamento e di esaltazione positiva cui è davvero impossibile sfuggire. L’esecuzione scaligera, diretta magistralmente da Daniel Harding, non ha fatto eccezione in proposito, grazie all’altissimo livello raggiunto dall’orchestra e dal coro, e alla commossa e partecipata interpretazione dei solisti: il soprano Julia Kleiter, il mezzosoprano Sarah Connolly, il tenore Andrew Staples e, sopra tutti, lo straordinario baritono Christian Gerhahrer. Degni di rimarchevole nota anche le prestazioni dei solisti del coro della Scala – i soprani Roberta Salvati ed Emilia Bertoncello, i mezzosoprani Marzia Castellini e Lucia Bini, i tenori Luigi Albani ed Andrea Semeraro e i bassi Devis Longo ed Emidio Guidotti – e dei giovanissimi membri del coro di voci bianche dell’Accademia scaligera – Erik Dolci, Beatrice Fasano, Lucilla Amerini, Laura Bevacqua – preparati da Bruno Casoni. Vittoria Lìcari]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.euphonia.lu/wp-content/uploads/2014/03/elias.jpg"><img class="size-full wp-image-251 alignleft" alt="elias" src="http://www.euphonia.lu/wp-content/uploads/2014/03/elias.jpg" width="499" height="333" /></a>Si può affermare che Mendelssohn abbia dedicato tutta la sua vita artistica a perseguire questo scopo sia mediante le proprie creazioni sia contribuendo a mantenere viva l’arte dei suoi due grandi modelli: Johann Sebastian Bach, di cui “riscopri” la Matthäuspassion dirigendola, appena ventenne, alla Singakademie di Berlino l’11 marzo 1829, e Georg Friedrich Händel il cui Messiah costituiva il terzo elemento di un trittico, con al centro la prima esecuzione di Elias e, come prima giornata, Die Schöpfung di Franz Joseph Haydn, in programma dal 25 al 27 agosto 1846 al Birmingham Triennial Music Festival. Il giorno dopo la “prima” il Time definì l’oratorio di Mendelssohn «uno dei più straordinari risultati dell’umana intelligenza»; il successo dell’esecuzione fu clamoroso e fra gli spettatori più entusiasti di quella memorabile serata va annoverato il principe Alberto, marito della regina Vittoria, che ebbe per Mendelssohn parole di altissimo elogio per la sua capacità di veicolare attraverso la musica una profonda capacità comunicativa. Basato su testi dell’Antico Testamento tratti dal Primo libro dei Re, Elias è un lavoro di vaste dimensioni in cui si fondono due elementi all’apparenza diametralmente opposti, ma che si equilibrano vicendevolmente in modo perfetto, giungendo a esaltarsi l’un l’altro: l’intimismo espressivo prettamente romantico tipico del Lied e la dimensione plastica della drammaturgia operistica. I mezzi compositivi cui Mendelssohn fa ricorso molto devono alla retorica musicale più raffinata e, se possibile, “subliminale”, cosicché l’ascoltatore viene permeato e penetrato dal messaggio artistico-morale insito nella partitura fino a raggiungere un entusiasmo e una sensazione di appagamento e di esaltazione positiva cui è davvero impossibile sfuggire. L’esecuzione scaligera, diretta magistralmente da Daniel Harding, non ha fatto eccezione in proposito, grazie all’altissimo livello raggiunto dall’orchestra e dal coro, e alla commossa e partecipata interpretazione dei solisti: il soprano Julia Kleiter, il mezzosoprano Sarah Connolly, il tenore Andrew Staples e, sopra tutti, lo straordinario baritono Christian Gerhahrer. Degni di rimarchevole nota anche le prestazioni dei solisti del coro della Scala – i soprani Roberta Salvati ed Emilia Bertoncello, i mezzosoprani Marzia Castellini e Lucia Bini, i tenori Luigi Albani ed Andrea Semeraro e i bassi Devis Longo ed Emidio Guidotti – e dei giovanissimi membri del coro di voci bianche dell’Accademia scaligera – Erik Dolci, Beatrice Fasano, Lucilla Amerini, Laura Bevacqua – preparati da Bruno Casoni.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Vittoria Lìcari</strong></p></p>
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		<title>Teatro alla Scala</title>
		<link>http://www.euphonia.lu/teatro-alla-scala-3/</link>
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		<pubDate>Tue, 07 Jan 2014 10:14:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Euphonia Opéra]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Opéra]]></category>

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		<description><![CDATA[Le concert de Jonas Kaufmann &#38; Helmut Deutsch. Le proverbe  affirme qu’il n’y a pas de limites au pire, nous dirons qu’il n’y a pas de limites aux mieux ! La symbiose de ces deux artistes a atteint un niveau musical et émotionnel on ne pourrait plus intense. Dans le monde de l’art parler de perfection est un peu inutile, car « les »  perfections peuvent être plurielles. Moins jeune que Kaufmann, Deutsch a aussi une expérience qui lui donne la possibilité de faire chanter les doigts avec des legato inoubliables. Kaufmann a perfectionné une technique vocale qui sait s’annuler et qu’ il dépasse l’ ayant comme intériorisée, chantant avec un naturel qui donne au public l’illusion de pouvoir en faire autant, tellement c’est facile ! Programme  de Lieder des plus prenants, allant de Liszt  à Schumann, de Wagner à R.Strauss, parcourant aussi des chemins aimés d’ordinaire par les voix féminines. Des pianissimo les plus impalpables aux forte bien sombres et virils, des passages de registres en « falsettone » fondant aux pianissimo de sa belle voix sombre. Le tout terminé en un éventail de bis exceptionnel, jusqu’à embrasser le public idéalement (et à se faire embrasser) à la fin avec l’air populaire de Das Land des Lächelns (de F.Léhar). Helmut Deutsch a été lui aussi aimé par les mélomanes dans cette fête de la musique. Giuseppe Pintorno]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h3>Le concert de Jonas Kaufmann &amp; Helmut Deutsch.</h3>
<p><a href="http://www.euphonia.lu/wp-content/uploads/2014/01/jonas-kaufmann-helmut.jpg"><img class="size-medium wp-image-69 alignleft" alt="jonas-kaufmann-helmut" src="http://www.euphonia.lu/wp-content/uploads/2014/01/jonas-kaufmann-helmut-300x225.jpg" width="300" height="225" /></a>Le proverbe  affirme qu’il n’y a pas de limites au pire, nous dirons qu’il n’y a pas de limites aux mieux ! La symbiose de ces deux artistes a atteint un niveau musical et émotionnel on ne pourrait plus intense. Dans le monde de l’art parler de perfection est un peu inutile, car « les »  perfections peuvent être plurielles. Moins jeune que Kaufmann, Deutsch a aussi une expérience qui lui donne la possibilité de faire chanter les doigts avec des legato inoubliables. Kaufmann a perfectionné une technique vocale qui sait s’annuler et qu’ il dépasse l’ ayant comme intériorisée, chantant avec un naturel qui donne au public l’illusion de pouvoir en faire autant, tellement c’est facile ! Programme  de Lieder des plus prenants, allant de Liszt  à Schumann, de Wagner à R.Strauss, parcourant aussi des chemins aimés d’ordinaire par les voix féminines. Des pianissimo les plus impalpables aux forte bien sombres et virils, des passages de registres en « falsettone » fondant aux pianissimo de sa belle voix sombre. Le tout terminé en un éventail de bis exceptionnel, jusqu’à embrasser le public idéalement (et à se faire embrasser) à la fin avec l’air populaire de <i>Das Land des Lächelns </i>(de F.Léhar). Helmut Deutsch a été lui aussi aimé par les mélomanes dans cette fête de la musique.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Giuseppe Pintorno</strong></p></p>
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