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ANITA CERQUETTI – La Magnifica

décembre 09, 2014
by Euphonia
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anita cerquetti“… Casta diva, casta diva che inargenti… »

Je n’ai jamais oublié l’enchantement à couper le souffle que j’ai subi à écouter pour la première fois l’invocation à la lune chantée par la voix de cette jeune fille : une vraie lumière, un velours chatoyant, une pureté dans les émissions, une prononciation parfaite, un phrasé à l’ élégance naturelle…
Elle chantait Norma de Bellini au Théâtre Saint-Charles à Naples, la publicité ne s’en occupait pas. Soudain impensable voilà le coup de foudre, non, le coup de théâtre : il fallait remplacer dans le même rôle une collegue déjà mythique, à l’Opéra de Rome. Maria Meneghini Callas avait interrompu la soirée de l’inauguration de la saison (2 janvier 1958) après le premier acte, obligeant même le Président de la République, et tout le public bien-sûr, à rentrer à la maison.

Sa condition physique ne lui permettait pas de poursuivre la représentation . Le scandale fut si retentissant qu’il devint impensable de ne pas reprendre le spectacle les jours immédiatement suivants. Mais celui de Norma n’est pas un rôle facile, bon pour toutes les gorges, pour ainsi dire… Les responsables du théâtre romain demandèrent à leurs collègues napolitains de renoncer à leur spectacle : pas d’entente possible, mais on trouva un arrangement pour les dates. Ainsi la jeune fille (23 ans) fera la navette entre Rome et Naples. L’enregistrement de cette production du chef-d’oeuvre de Bellini a été conservé.

Comme dans une féérie le nom d’ Anita Cerquetti « explose », il est dans toutes les pages de la presse internationale.
Anita Cerquettti est née le 13 avril 1931 à Montecosaro , près de Macerata , dans les Marches. Après des études classiques au lycé et en privé de violon, on lui conseilla d’étudier le chant . Ce qu’elle fit en s’inscrivant au Conservatoire de Pérouse . Vite elle gagna plusieurs concours et en 1951 fit ses débuts dans le rôle d’ Aida. En 1955 elle fut Norma à Florence .

Ce fut tout de suite le succès dans les théâtres les plus importants ; la même année elle chanta Amelia dans Un bal masqué de Verdi au Lyric Opera de Chicago. En 1957 elle aborda le rôle d’Elvira dans Ernani toujours de Verdi, dans une production historique, sous la baguette de Dimitri Mitropoulos. À la Scala elle débuta dans le rôle d’ Abigaille ( Nabucco, 1958) . En 1960 de sa propre volonté elle mit fin à sa magnifique, courte carrière, sans jamais révéler les causes de sa décision .
La plus belle voix de soprano dramatique, vraiment dramatique de par la Nature, s’est éteinte le 11 octobre 2014 à l’ âge de 83 ans. Parmi les Compositeurs qu’elle chérissait Rossini, qu’elle considérait un gran professeur de chant, très positif , et Verdi, son Verdi.

Contre une certaine abondance d’ enregistrements live, très importants pour ne pas oublier l’ instrument vocal de Cerquetti, il ne nous reste qu’ un seul opéra enregistré en studio (La Gioconda de A. Ponchielli, direction G. Gavazzeni), titre qu’on lui fit chanter très jeune (18 ans), à la fin d’un concours. Comme elle n’avait pas encore de facilité dans la gamme des graves, le chef d’orchestre lui suggéra : « Mademoiselle, parlez-les ces notes. ». Avec G. Gavazzeni elle enrégistra aussi un récital.

Giuseppe Pintorno

ANITA CERQUETTI – La Magnifica

“… Casta diva,casta diva che inargenti… »

Non ho mai dimenticato l’ incanto, l’emozione mozzafiato che mi ha investito all’ascolto, la prima volta, dell’ invocazione alla luna cantata dalla voce di questa ragazza : una vera luce, un velluto cangiante, una purezza nelle emissioni, una pronuncia perfetta, un fraseggio dall’ eleganza naturale.
Cantava Norma di Bellini al Teatro di San Carlo a Napoli, il mondo della pubblicità non si occupava punto di lei. All’ improvviso, impensabile, ecco ecco come un fulmine, no, il « coup de théâtre » : bisognava sostituire in quello stesso ruolo una collega già mitica, all’ Opera di Roma. Maria Meneghini Callas aveva interrotto la serata inaugurale della stagione (2 gennaio 1958) dopo il primo atto, obbligando persino il Presidente della Repubblica, e naturalmente tutto il pubblico, a tornarsene a casa.

Le sue condizioni fisiche non le permettevano di proseguire la rappresentazione. Lo scandalo fu così fragoroso che diventò impensabile di non riprendere le rappresentazioni nei giorni immediatamente seguenti. Maquello di Norma non è un ruolo facile, buono per tutte le gole, per così dire… I responsabili del teatro romano chiesero ai colleghi napoletani di rinunciare al loro spettacolo : intesa impossibile, ma si trovò un arrangiamento grazie alle date. Così la « ragazza » (23 anni) avrebbe fatto la spola tra Roma e Napol. Esiste la registrazione di questa produzione del capolavoro belliniano.

Anita Cerquetti è nata il 13 aprile 1931 a Montecosaro, vicino a Macerata, nelle Marche. Dopo il liceo classico e, in privato, di violino, le venne consigliato di studiare il canto. Cosa che fece iscrivendosi al Conservatorio di Perugia. Presto presto vinse diversi concorsi e nel 1951 debuttò nel ruolo di Aida. Nel 1955 fu Norma a Firenze. E fu subito successo neii più importanti teatri ; lo stesso anno cantò Amelia nel Ballo in maschera di Verdi alla Lyric Opera di Chicago.

Nel 1957 abbordò il ruolo di Elvira nell’ Ernani sempre di Verdi, in una produzione storica, sotto la bacchetta di Dimitri Mitropoulos. Alla Scala debuttò nel ruolodi Abigaille (Nabucco, 1958). Nel 1960 per sua irremovibile volontà pose fine alla sua magnifica, corta carriera, senza mai rivelare le cause della sua decisione.
La più bella voce di soprano drammatico, veramente drammatico per Natura, si è spenta l’ 11 ottobre 2014 all’ età di 83 anni. Tra i Compositori che amava particolarmente Rossini, che considerava un grande insegnante per l’arte del canto, molto proficuo, e Verdi, il suo Verdi.

Contro una certa abbondanza di registrazioni live, molto importanti per non dimenticare lo strumento vocale della Cerquetti, non ci rimane che una sola opera registrata in studio (La Gioconda di A. Ponchielli, sotto la direzione di G. Gavazzeni), titolo che le fu fatto cantare ancora giovanissima (18 anni), come vincitrice di un concorso. Poiché non aveva ancora facilità nel registro grave, il direttore d’ orchestra le suggerì : « Signorina, le parli quelle note. ». Con G. Gavazzeni registrò anche un recital.

Giuseppe Pintorno

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Anita Cerquetti sings « Casta Diva » from Bellini’s Norma – LIVE!

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